1 an Post-op

Chers tous,

Bon j’ai voulu faire un article le jour j, faute de temps il sort le 25 avril. Il y a un an j’étais loin, loin, très loin d’imaginer ma vie actuelle.
Pour remettre les choses dans son contexte:
j’ai aujourd’hui 24 ans et il y a un an, le 24 avril 2015, je me faisais opérer d’une double scoliose à la Pitié Salpétrière par le Dr Bonaccorsi.
Scoliose de 75 degrés lombaires et 40 degrés en dorsale. Une scoliose très douloureuse, surtout les 2 dernières années avant l’opération.
Dans les multiples pages de ce site je vous explique mon parcours de À à Z. La décision, les RDV avec les chirurgiens et autres médecins, les exercices pré opératoire. le descriptif complet de ma scoliose, de comment je l’ai découverte et la vie que j’ai eu avec.
Aujourd’hui voilà un an que j’ai été opérée. Près de 2 mois en centre de rééducation et ma vie avait déjà commencée à être parfaite. J’étais grande et je n’avais plus de malformation physique. J’avais peu ou pas du tout de douleur. Je me sentais moi. Mon autonomie revenait doucement et ca m’allait suffisamment, même si je m’allongeais régulièrement.
Les mois passèrent et j’allais de mieux en mieux. Moi qui pensais que j’étais au maximum. Aujourd’hui j’ai gagné en souplesse, en muscles et je fais ce que je veux ou presque. Il y a forcément des petites choses que je ne peux pas faire Mais rien qui ne me gâche la vie.
Je fais les gestes du quotidien sans soucis, je mène ma vie de jeune femme de 24 ans sans trop de problèmes.
J’ai suivi des séances de kiné jusqu’au mois de février. J’ai dû arrêter car j’avais peu de temps à cause du travail et les séances ne m’etaient plus obligatoires, elles sont cependant toujours conseillées.
Je vois mon chiropracteur de temps en temps, quand j’ai des douleurs.
Il m’est arrivée de sentir des douleurs au niveau de trapèzes et des omoplates. Mon corps a eu du mal à accepter le redressement de ma colonne au niveau des omoplates. En effet mon épaule droite avait tendance à garder cette mauvaise habitude de s’enrouler sur elle même. Ce qui me créait quelques douleurs et je n’étais pas suffisamment détendue.
Mon chiropracteur a fait quelques manipulations sur 3 ou 4 séances espacées de 2 semaines à chaque fois. Je me suis sentie beaucoup mieux.
J’ai dû apprendre à ne plus dormir du côté droit ce qui n’était pas évident du tout. Il m’arrive parfois de me retrouver sur ce côté par habitude. En sois ce n’est pas trop dérangeant mais à eviter quand même.
Là où ma vie se complique, parceque je sais que c’est la question que vous vous posez, c’est essentiellement pour porter des choses lourdes. Logique. Je demande souvent de l’aide pour ça.
Dans les gestes du quotidien: ramasser quelques chose par terre c’est une plaie ! Ça ne fait pas mal mais je dois plier les genoux et réellement m’a croupir pour ramasser un objet au sol, c’est physique mais on s’y fait… Faut bien.
Retirer un pantalon ! C’est con mais pareil c’est un peu galère, ça ne fais pas mal non plus mais je sens une résistance et donc je monte ma jambe au plus haut pour pouvoir le retirer. Laver mes pieds est un peu délicat mais on trouve vite des techniques.
Mettre mes chaussures me demande de poser un genou au sol etc. Mais les chausse-pieds hyper long de chez Ikea sont mes meilleurs amis !!
Au final il y a toujours une solution à ce « handicap ».
Après une bonne journée de travail je ressens toujours l’envie de m’allonger mais je peux aussi enchaîner une sortie après le travail sans aucun soucis. C’est pas m’amuser qui va m’arrêter.
Concernant la cicatrice elle est presque invisible aujourd’hui. Elle est très fine. Cependant mes petits problèmes d’acné que j’ai rencontré en septembre/octobre persistent un peu c’est pas très beau. Mais ce n’est rien d’alarmant et ca n’abîme en rien ma cicatrice.
En bref, pour vous rassurer tout va bien. J’ai un super travail où je gagne en responsabilité de jour en jour, un nouvel appartement rien qu’à moi. Et je mène ma vie comme je l’entends.
Cette opération m’a fait gagner en assurance, en maturité. Je n’a pas honte de dire que je suis fière de moi, je n’ai pas peur d’aller de l’avant et de prendre des risques, je suis on ne peut plus sûre de moi. Je me trouve grande et jolie. Je me sens bien dans mon corps même si encore aujourd’hui, quand je me regarde dans le miroir, je ne suis pas toujours sûre d’être vraiment moi.
Je souhaite du fond du cœur que cette opération se passera de la même façon pour vous (du moins ceux qui compte se faire opérer) que pour moi.
Je suis toujours joignable sur mon adresse mail communiquée dans la page « contact »
Je réponds aussi vite que je peux, pas toujours rapidement, mais je réponds.
Merci encore à tous.
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